C'est un enfant, un ami, un autre soi. Totalement inventé. Et pourtant vous lui parlez. On parle tous à sa chose. Si quelqu'un nous voyait au loin, il verrait nos levres bouger, notre corps s'adresser à une ombre,un fantôme, et ce quelqu'un se moquerait de nous voir parler seul. Mais tout le monde le fait. On crie notre joie au étoiles, on s'interroge l'âme de questions brûlantes, on conseille son enfant, on guide notre âme vers la paix. On pleure dans les bras de cet ami imaginaire. Et on ne se sent plus seul. Ce n'est pas la folie, c'est l'instinc de survie.
